Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 15:17
Premiere copie

deuxieme

Véritable parure, la chevelure est, depuis les temps les plus reculés, considérée comme un symbole de séduction chez la femme.

Chez l'homme, la chevelure constitue un symbole de force.

 

Mais qui donc n’a jamais rêvé de changer de tête, de coiffure ?

Sans  s’arracher les cheveux, il faut convenir que l’entreprise est périlleuse.  Le résultat arrive parfois comme un cheveu sur la soupe. Nombre de logiciels virtuels nous propose des essais peu gratifiants, à s’en arracher les cheveux.

Début janvier, Heidi, Séverine, Marguerite et Elomé se sont livrés à une expérience beaucoup plus gratifiante. Ils se sont simplement échangé leur chevelure.

Et il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’Heidi ne se décide à se teindre en blonde !

Amusant aussi de constater (sans couper le cheveu en quatre) combien ces phanères sont liés au genre sexuel. Changer de coupe peut vite donner l’apparence d’un travesti.

Les phanères – poils, ongles, cheveux – continuent de pousser après notre mort. Il faut que je pense à aller me couper les cheveux, et à m’épiler, peut-être….

Par juliette boutillier - Publié dans : quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 16:59

P1070963

 

 

 

P1070967

 

 

La fontaine Stravinsky à Paris a les pieds pris dans la neige et révèle ses dessous. Elle devient aussi patinoire pour un téméraire petit garçon.

Par juliette boutillier - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 19:38

OKPhoto prise le jeudi 7 janvier rue du faubourg saint antoine. Paris

Je musarde en me rendant chez Nathalie et je tombe sur une situation au nom prédestiné.

Je ne peux m’empêcher de penser au titre de la pièce de Strindberg La Maison brûlée.

Voici les notes d’une de ses balades :

Une étrange histoire que je ne comprends pas mais que je tiens à me rappeler. Je me réveillais un matin, l'esprit clair, sans savoir pourquoi. Sous l'effet d'une poussée inconsciente, je descendis en ville pour me promener au hasard. J'arrive ainsi dans le quartier où je suis né et où j'ai grandi, je vis l'école maternelle et la grande école, la maison paternelle. 

 

 

Déambulant dans les ruelles, j'en vins à passer devant l'école communale où, pendant mes  études, j'avais été instituteur et brimé. Je revis aussi deux maisons où j'avais souffert comme précepteur. Dirigeant mes pas vers le nord de la ville, j'arrivais à une autre école où j'avais enduré le martyre. Sur une place, je revis une maison où, dans mon enfance, demeurait notre unique relation et qui fut habitée vingt ans plus tard par mon pire ennemi. Je revis aussi la maison où ma soeur s'est mariée, il y a trente ans, puis une autre où mon frère eut à mener un dur combat. Enfin, je me trouvai devant une troisième école où j'avais préparé l'examen qui m'ouvrait l'Université. C'est dans cette maison qu'avait habité un jour mon premier et dernier éditeur. Je revis la maison où, il y a quarante ans, je fus reçu au Conservatoire dramatique et où j'ai présenté ma première pièce, puis la maison où je m'étais marié une première fois. Il commençait à faire clair. Je vis le magasin de meubles où je m'étais installé la dernière fois et je passai devant le domicile occupé il y a trois ans par ma femme et mon enfant. En l'espace d'une heure, toute ma vie s'était déroulée devant moi en tableaux vivants, et il ne me manquait plus que trois ans pour arriver à l'heure actuelle.

C'était comme une agonie, comme l'instant de la mort où toute notre vie défile devant nos yeux. Puis je me rendis dans le nord de la ville où habitent mon dernier enfant et sa mère. Mais une voix intérieure m'ordonnait d'apporter un flacon de parfum à la mère et des fournitures scolaires pour l'enfant, car elle entrait aujourd'hui à l'école enfantine. Alors commença la chasse au parfum. Cela aurait dû être du lilas, mais je dus prendre du muguet. Je voulais acheter des fleurs, mais il n'y en avait pas. J'arrivai chez ma femme, l'appartement était ensoleillé, la table mise pour le café; tout respirait la beauté et le bien-être, le confort et l'amour. Je fus bien accueilli et, pendant un moment, toute ma sombre vie passée me parut abolie. J'éprouvai le bonheur de vivre dans l'instant présent.

 

 

August Strindberg

Extrait de Théâtre cruel et théâtre mystique,

Gallimard, 1964,  pp. 136-137

 

 
OK
par juliette boutillier

Par juliette boutillier - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 17:28
P1070797 copie
P1070800 copie


Jacques, sa soeur, son oncle, sa tante, sa belle soeur, occupés pendant les festivités de noêl...

Par juliette boutillier - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 16:52

P1070842 copie
P1070845 copie
P1070844 copie

Qui laisse t’on sur les quais de gare et que laisse t’on ?

Des étreintes. La famille dans l’embarras, perdue dans ce moment d’attente jusqu’à l’ébranlement du train. Moment d’émotion suspendue, on se quitte, on se sépare transitoirement et chaque train ramène son chacun  jusqu’à son chez soi.

Derrière la vitre, on ne s’entend pas, on communique par geste. On se regarde, flouttée, émue.  On espère l’horaire. On se sent d’espèce humaine. On s’attend et on se retrouve dans la contemplation de nos regards. A l’époque des TGV, THALYS et EUROSTAR, on a plus le temps d’agiter son mouchoir. On embarque à grande vitesse, un peu dépassé, confus, devant la séparation. Il eut mieux valu voyager à cheval. Je regrette le temps des diligences. Parfois. J’ai peur de l’abandon toujours. Pour toujours, j’ai laissé partir Lucia derrière le sas de l’aéroport, à Paris. Elle rentrait chez elle au Brésil. Ni elle ni moi, ne savions à l’époque qu’elle allait y mourir. Lucia, je t’aime et je n’ai jamais eu le temps de le dire. Mieux vaut tard que jamais, ce billet est pour toi…




Par juliette boutillier - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

  • : Le blog de juliette boutillier
  • Le blog de juliette boutillier
  • : Culture Livres Théâtre Danse Radio Divers
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés